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la ville de Marrakech a subit de multiple changements dossier de presse de amal palmeraie Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
le Schéma Directeur d’Aménagement Urbain (SDAU) de la ville de Marrakech, élaboré en 1995, veut consacrer la palmeraie à de nouveaux pôles résidentiels à dominante hôtelière pour promouvoir le tourisme et faire de la palmeraie un quartier résidentiel de luxe. DOSSIER DE PRESSE Association Amal Circuit de la palmeraie, pour le développement et la culture Juillet 2007 INTRODUCTION Depuis plus de 60 ans, la ville de Marrakech a subit de multiple changements. Son essor touristique, responsable d’un défrichement de masse au niveau de la Palmeraie, menace aujourd’hui la survie de cet arbre qui fit pendant longtemps la réputation même de la ville ocre : le palmier. Par un chamboulement climatique touchant l’ensemble de la planète ; et se traduisant dans de nombreux pays du Sud par le processus de désertification ; la sécheresse tient aussi une part de responsabilité dans ce processus enclenché de dégradation malheureusement irréversible de la palmeraie de Marrakech. Classé comme SIBE (Site d’intérêt biologique et écologique) de niveau 1 par le ministère de l’agriculture et de la mise en valeur agricole en 1995, le marais de la palmeraie est lui aussi menacé par de nombreux projets économiques (mise en place d’infrastructures routières, construction de complexes touristiques ou de villas par les particuliers) qui ne semblent pas se préoccuper de l’avenir de ce site unique dans le nord de l’Atlas. Malheureusement, face à ce contexte de détérioration (prélèvement incessant des palmiers, puisage incontrôlé dans les nappes phréatiques…), les autorités de Marrakech de semble pas embrasser l’ensemble du problème qui est aujourd’hui de taille. Comment allier la volonté d’un essor économique durable avec la nécessité de sauvegarder ce qui constitue un des plus grands héritages Marrakchis : la palmeraie de Marrakech ? C’est dans ces conditions, et avec ces questions, que l’association Amal, circuit de la palmeraie s’est ainsi créée en 2001. En quoi les populations locales autour de rassemblement ont un rôle à jouer pour la survie de la palmeraie ? Là est l’enjeu même de l’association. Responsabiliser la population de la palmeraie, en leur donnant un rôle nouveau dans ce paysage économique et environnemental. L’association tente ainsi de mettre en relief la problématique de la préservation de la palmeraie de Marrakech, qu’elle soit intelligible et moteur pour ceux qui désir sa sauvegarde. Ce dossier vous est donc présenté dans le but de porter la cause d’un site écologique en danger, ainsi que celle de sa population. Faire connaître au plus grand nombre l’importance de la palmeraie, et les risques qu’elle encoure actuellement, c’est déjà un grand pas vers l’espoir d’une prise de conscience et des changements certains. SOMMAIRE I. La palmeraie de Marrakech a. Présentation générale b. L’état des lieux II. L’association Amal a. Création b. Des Missions et des partenaires III. Les publications pour la sauvegarde de la palmeraie La Palmeraie de Marrakech a. Présentation générale La palmeraie de Marrakech fut installée à l’époque des Almoravides (XI siècle). Ce lieu, d’une grande richesse naturelle, a apporté à Marrakech tout son prestige. La palmeraie fut classée en 1985 comme monument historique par l’UNESCO. C’est la seule palmeraie existant au Nord de l’Atlas. Son existence est due au travail de l’homme ; la présence de cet écosystème anthropique est étroitement liée à l’agriculture. Avec ses quelques 150000 palmiers dattiers, elle s’étend tout autour de la ville, dans la plaine du Haouz. A l’Est de la ville, presque 3000 hectares sont classés en zone protégée. Cette zone est délimitée au Nord par l’Oued Tensift, au Sud par la RN 8, à l’Est par l’Oued Taroumit et à l’Ouest par l’Oued Issil. Au sein de la palmeraie se trouve un marais de 250 hectares classé en Site d’Intérêt Biologique et Ecologique (SIBE) de priorité 1. Le Marais de la Palmeraie, appelé aussi « Ouljat de Tensift », est situé entre les deux axes routiers vers Safi et Casablanca, limité au Nord par l’oued Tensift et entouré au Sud par la palmeraie. La palmeraie et le marais présentent une biodiversité importante du point de vue faunistique et floristique : plus de 100 espèces animales et plus de 100 espèces végétales. Pendant longtemps, la palmeraie a été un espace agricole traditionnel. Les palmiers, en protégeant du soleil, ont permis/permettaient les cultures suivantes : cultures maraîchères, céréales (blé), arboriculture (orangers, oliviers) ou élevage (ovins, caprins). Il s’agissait de cultures vivrières : leur rendement n’était pas élevé. L’irrigation des parcelles était assurée par le système traditionnel des khettaras (galeries drainantes alimentées en eau par la nappe via des puits ; l’eau s’écoule par gravité jusqu’à des bassins de rétention). Les palmiers profitaient de cette irrigation et étaient entretenus par les paysans. L’existence et le bon état de la palmeraie sont donc dépendants de la présence humaine, qui était autrefois soucieuse de préserver cet espace naturel vital. b. L’état des lieux de la palmeraie « L’état de santé » de la palmeraie varie selon deux zones : • une zone restreinte, où les palmiers sont denses et en bon état. Il s’agit des terrains agricoles irrigués restants et des enceintes des villas et hôtels • une zone majoritaire, où la palmeraie accuse un état de dégradation avancé. On observe un déséquilibre des formations floristiques, avec une difficulté de régénération naturelle et de développement des palmiers. De nombreux palmiers sont morts ou très abîmés. Ces perturbations affectent la qualité des habitats naturels. Si rien n’est entrepris rapidement dans ces zones, la palmeraie se verra, à court terme, disparaître. Il est important de noter que la surface de la palmeraie ne cesse de diminuer : sa superficie est passée de 16000 hectares en 1929 à 6000 hectares en 1990 et chaque année on estime qu’elle perd à nouveau plus de 50% de ses palmiers. Il existe plusieurs programme de replantation de plants de palmiers, mais ces plants sont fragiles, produit dans les pépinières alentours ils proviennent d’essences différentes. La palmeraie sert également de dépôt d’ordures : gravats issus des constructions, déchets ménagers (sacs et bouteilles plastiques…). La vie des habitants des douars et leurs sources de revenu sont fortement liées à la palmeraie, non seulement pour l’agriculture, mais également pour l’artisanat, l’alimentation (cœur de palmier) et le chauffage en hiver. Pour finir la palmeraie, de par sa proximité avec la médina (centre de la ville), est devenu un lieu prisé pour la construction d’habitats et complexes touristiques. L’urbanisation dans la palmeraie a commencé avec l’apparition de douars dus à l’exode rural. Puis, dans les années 80, les villas de luxes et les complexes hôteliers se sont développés. Désormais, le Schéma Directeur d’Aménagement Urbain (SDAU) de la ville de Marrakech, élaboré en 1995, veut consacrer la palmeraie à de nouveaux pôles résidentiels à dominante hôtelière pour promouvoir le tourisme et faire de la palmeraie un quartier résidentiel de luxe. L’association Amal a. Création L’association « Amal circuit de la Palmeraie pour le développement et la culture » a été créée le 9 décembre 2001 par l’initiative d’un groupe de jeunes du quartier du circuit de la Palmeraie, dans le but de contribuer à la sauvegarde de la Palmeraie de Marrakech ainsi que de promouvoir le travail associatif et les valeurs de volontariat et de citoyenneté au sein du quartier. Pourquoi créer une association ? Cette association a pour objectifs de : • Participer à la sauvegarde de la Palmeraie de Marrakech en tant qu’écosystème et Site d’Intérêt Biologique et Ecologique (SIBE) • Participer au développement durable de la Palmeraie • Tisser des liens entre tous ceux qui affectionnent la Palmeraie • Promouvoir la défense des droits de la femme et participer à l’émancipation de l’enfant • Participer à la lutte contre l’analphabétisme et à la promotion de l’éducation environnementale et la conservation de la nature • Renforcer les liens de solidarité, de fraternité et de communication ente les habitants du quartier du circuit de la Palmeraie Missions. L’association Amal est à l’origine de nombreux ateliers de sensibilisation auprès d’école de Marrakech, dans le but de diffuser le message de sauvegarde. Par du théâtre ou des jeux l’association Amal, par l’éducation environnementale et une approche participative, tente de divulguer un message pouvant être transmit par les enfants eux-mêmes. Les participants aux ateliers sont invités à devenir acteurs pour la préservation de la palmeraie. C’est également par l’intermédiaire d’enquêtes et diagnostics établis sur le terrain que l’association Amal agit pour une efficacité marquée. Une étude a été réalisée sur la biodiversité du SIBE, pour pouvoir constater efficacement sur le moyen terme les dégâts réels que subit la palmeraie. De plus pour satisfaire à une des missions phare de l’association : la valorisation économique des habitants des douars présents sur le circuit de la palmeraie, l’association a établit des questionnaires pour approcher au maximum ce qui pourrait constituer des activités génératrices de revenus pour ces populations. A la suite de cette procédure un atelier de couture pour les femmes a d’ailleurs pu être créé. Pour finir, il semblait important à l’association d’informer les touristes de l’état de la palmeraie. Un produit éco touristique a donc été modélisé (un circuit VTT dans la palmeraie), mais est malheureusement en suspend en ce moment faute de moyen pour le lancer (notamment manque de matériel). Partenaires. L’association Amal travaille en concert avec un certain nombre de partenaires, scientifiques, associatifs et financiers. Les Partenaires scientifiques : Amal Palmeraie et les Amis du Muséum d’Histoire Naturelle de Marrakech mettent en commun leurs ressource et leur spécificité depuis la fondation de l’association Amal Palmeraie. Ce partenariat prend diverse forme : • Organisation d’ateliers de sensibilisation et information sur l’état de la palmeraie et les avancées • Production de rapport comme l’étude sur le SIBE-marais de la Palmeraie, réalisé par M. Alaoui Elfes, qui met en valeur la diversité faunistique et floristique de la Palmeraie et en particulier du marais. Les Partenaires associatifs : PLCP, AMSED, Fondation Auteuil (pour la formation des bénévoles, notamment pour l’animation auprès des jeunes) Les Partenaires financiers : Afin de mener à bien ces activités, l’association est soutenue par plusieurs instance agissant pour l’aide au développement local : • Programme de micro financement du FEM (Fond mondial pour l’environnement) qui est un bureau issu du PNUD. L’association Amal bénéficie ainsi d’une aide institutionnelle pour le projet de sauvegarde de la palmeraie de Marrakech. Cette aide s’étend sur la période mai 2004-janvier 2009. Les publications à propos de la Palmeraie • Le 26 mars 2005 Publication d’un entretien avec Youssef SFAIRI (président de l’association Amal) sur l’importance d’une action pour la sauvegarde de la palmeraie dans le cadre du classement de l’UNESCO. Parution dans le journal Le Matin. Cf. ci-dessous Entretien avec Youssef Sfairi, président de l'association Amal Palmeraie à Marrakech : les obligations du classement de l'UNESCO L'état de dégradation de la palmeraie est très grand et sa surface ne cesse de diminuer pouvant entraîner sa disparition. Selon Youssef Sfairi, président de l'association Amal Palmeraie à Marrakech, ingénieur d'Etat aux eaux et forêts, les autorités doivent réfléchir à la politique d'urbanisation pour respecter le classement de Marrakech par l'Unesco. Entretien. Vous êtes président de l'Association Amal Palmeraie. Comment jugez-vous l'état actuel de la palmeraie ? Il est difficile de répondre à cette question. L'état de dégradation de la palmeraie est très grand et sa surface ne cesse de diminuer pouvant entraîner sa disparition. Aujourd'hui, le palmier est très menacé à cause de la sécheresse, de l'urbanisation massive et des coupes illégales. Parfois, on trouve des gens en train de brûler le palmier pour avoir des parcelles et des lots de terrain. La situation est alarmante et il faut agir vite avant que ce patrimoine ne disparaisse définitivement. La palmeraie est-elle aujourd'hui menacée par l'avancée de l'urbanisation ? Si oui, que faut-il faire ? La palmeraie de Marrakech a été protégée par un « dahir » des années 20 et aussi en 1945, il y avait un autre « dahir » qui a classé la palmeraie en tant que patrimoine et qui a instauré un ensemble de conditions pour pouvoir construire dans cette zone. Seulement, ce « dahir » n'est plus appliqué actuellement. Depuis les années 90, Marrakech s'est doté d'un schéma directeur d'urbanisme et d'aménagement qui a diminué l'autorisation à un seul dans la palmeraie. Cela a entraîné davantage de constructions d'hôtels, de golfs, etc. Pendant ce temps, le caractère récréatif et public de ce patrimoine est en train de disparaître. Certes, il y a des gens qui vont dire qu'avec cet investissement dans l'hôtelier, on pourra répondre à la demande de l'emploi. Nous ne sommes pas contre le tourisme, mais nous disons que le développement du tourisme soit fait dans la concertation pour préserver ce patrimoine que nous avons hérité et qui en même temps donne une renommée à Marrakech. L'enjeu est là et pose la question suivante. Comment faire un tourisme respectueux de l'environnement ? Certains palmiers nouvellement implantés à Marrakech peuvent-ils contaminer et créer une menace sur le patrimoine local ? On a assisté dernièrement à une grande vague de plantation de palmiers avec un taux de réussite différent. Le problème, c'est qu'il y a des doutes pour que ces palmiers en provenance de la région de Ouarzazate et de Zagoura contaminent la palmeraie de Marrakech. Nous savons que celle-ci n'a pas été touchée pour le moment par la maladie du « Bayoud ». Selon les experts, le sol de Marrakech contient des anticorps qui anéantissent ce champignon. Donc, notre doute peut être légitime, puisque la palmeraie est indemne et on voit des arbres qui ont l'air dépérissant, peut-être qu'ils portent l'agent causal de cette maladie. Il reste aux scientifiques de démontrer qu'il y a menace ou non, et aux autorités de prendre toutes les précautions à cet égard. Où en êtes-vous aujourd'hui concernant cette affaire ? Dernièrement avec le laboratoire de la faculté des sciences de Marrakech, nous avons fait des échantillonnages que nous avons inoculés et attendons les résultats pour le mois de mai. La cité ocre a été classée par l'Unesco patrimoine de l'humanité. Selon vous, comment la ville peut-elle honorer ce classement ? Marrakech a été classée deux fois. Elle est patrimoine oral international de l'humanité et aussi patrimoine universel de l'humanité. Ce classement nécessite certaines précautions et dispositions. On ne peut pas construire n'importe où et n'importe comment. Et si on veut construire, on le fait dans les règles de l'art, qui doit se faire dans le respect de l'environnement et notre patrimoine. Il y a beaucoup de touristes qui viennent à Marrakech, parce que c'est une ville classée. Et si on continue cette politique d'urbanisation, les étrangers vont se demander qu'en est-il du patrimoine de la ville, notamment les anciennes maisons à l'intérieur de la ville. Concernant notre thème qui est les jardins de la palmeraie, nous pouvons dire que si on continue cette urbanisation massive, ce classement risque d'être reconsidéré par l'Unesco, puisque les autorités n'imposent pas des clauses et garde-fous pour protéger ce qui existe. Concernant la sauvegarde de la palmeraie, quelles seront vos prochaines actions ? Nous avons planté quelque 500 palmiers dans le cadre des chantiers de jeunes à l'intérieur du circuit de la palmeraie. Actuellement, nous sommes en train d'étudier l'état de dégradation du site d'intérêt biologique et écologique (SIBE) du marais de la palmeraie qui est classé comme SIBE d'ordre 1. Cette étude va nous montrer l'état de dégradation et les solutions qui seront mises en œuvre. • Le 31 janvier 2006 Publication d’un article concernant le Marais de la palmeraie par Ghita Lamrani dans le journal Aujourd’hui. Cf. ci-dessous Société Sauver le marais de la palmeraie Le marais de la palmeraie de Marrakech encourt des menaces qui mettent en péril son existence. L'association "Amal Circuit de la Palmeraie de Marrakech" lance un appel urgent pour sa sauvegarde. Le marais « Oulja » de la palmeraie s’étale sur 250 ha. Il est situé entre les deux axes routiers vers Safi et Casablanca et limité au nord par l’oued Tensift et des constructions. Il est actuellement menacé de disparition si aucune action de sauvegarde n’est engagée. Le site est tous les jours soumis à une forte pression urbaine et touristique : urbanisation croissante, surpâturage, sécheresse, baisse du niveau de la nappe phréatique et surexploitation des produits de la palmeraie. La pression touristique est également très consommatrice d’espace. L’association « Amal Circuit de la Palmeraie de Marrakech » consacre toute son énergie au marais de la palmeraie. « C’est l’un des derniers sites naturels de la région de Marrakech. C’est un refuge qui va pourtant disparaître si on ne fait rien », proteste Youssef Sfairi, président de cette association. En 1995, une étude a été réalisée par le ministère des Eaux et Forêts sur la situation du marais et des dangers qui le menaçent. Or, dix ans après, aucun geste de sauvegarde n’a été fait. « La dernière étude remonte à dix ans. Le marais s’est détérioré depuis. Le site a pu être maintenu en vie jusqu’à aujourd’hui, mais la situation est devenue critique», ajoute M. Sfairi. Le 25 décembre dernier, une nouvelle étude, appuyée par le Programme des micro-financements du Fonds de l’environnement mondial (PNUD), a été réalisée. Elle portait sur les problèmes prioritaires de la dégradation du marais et des solutions à mettre en place. Pour sauver ce qui reste du marais, l’association a lancé un appel urgent au Haut Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, au ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Eau et de l’Environnement, à la wilaya et au conseil de la ville de Marrakech. La partie du marais, qui est sous tutelle du département des eaux et forêts, connaîtra quelques changements. Après une séance d’information avec l’association Amal, le département des eaux et forêts s’engage à installer des panneaux signalétiques qui indiqueront l’existence du marais de la palmeraie. «On va mettre de grands panneaux à l’entrée de la ville où il sera marqué qu’un marais existe à la palmeraie et qu’il faut le sauvegarder. Pour l’instant c’est l’unique action concrète», précise le président de l’association. Par ailleurs, toute une série de mesures sont en cours pour se mettre en place. Cependant, la principale préoccupation de l’association est d’en faire une réserve naturelle. Le marais offre, en effet, une «diversité d'habitats» pour une flore et une faune très riches. Quelque 120 espèces de plantes différentes ont été recensées. La faune est également très riche, avec notamment 4 espèces d’amphibiens, 16 reptiles, 44 oiseaux. La cigogne est un oiseau très présent dans le coin. Quelque 150 nids ont été dénombrés dans ce site. Quant aux mammifères, on atteste la présence de 13 espèces, dont notamment la mangouste et le sanglier. L'association plaide également pour la promotion des programmes d'éducation environnementale et de sensibilisation et la réalisation d'études complémentaires pour l'installation d'un sanctuaire de préservation de la biodiversité du marais. Un site unique dans la région qui finira peut-être par ne plus exister si personne ne fait rien pour le préserver. • Le jeudi 9 mars 2006 Publication d’un dossier spécial sur le « Nouveau Maroc touristique avec un paragraphe sur l’avenir de la Palmeraie dans ce nouveau contexte. Ce dossier est signé Amandine Penna pour le Nouvel Observateur (n°2157). Cf. ci-dessous A qui appartient la palmeraie ? Marrakech est entourée par une merveille de la nature : l'oasis la plus méridionale du Maroc, à 60 kilomètres des neiges de l'Atlas. Une palmeraie plantée au XIe siècle par la dynastie des Almoravides, fondateurs de la ville. La moitié des 6 000 hectares boisés appartiendraient à l'Etat (dont le ministère des Habous et des Affaires islamiques) et l'autre à des propriétaires privés. «Ce site exceptionnel et emblématique est dilapidé par les grandes multinationales du tourisme », s'énerve Youssef Sfaïri. Cet ingénieur des Eaux et Forêts a fondé en 2001 une petite ONG locale pour défendre la palmeraie et ses habitants. En effet, la pression foncière est croissante : extension des banlieues populaires ou résidences grand standing lovées entre les arbres, comme l'hôtel Palmeraie Golf Beach, le nouveau village du Club Med, ou toutes ces somptueuses villas. Aujourd'hui un hectare se vend jusqu'à 700 000 euros contre environ 5 000, il y a dix ans. Mais que voulez-vous, la palmeraie est devenue le lieu de villégiature des princes saoudiens qui ont bâti là de véritables palais. Les paysans du cru n'ont qu'à s'installer ailleurs. L'écosystème est perturbé, les réseaux d'irrigation asséchés, les racines meurent... Pour tenter de stopper ce carnage, il est désormais interdit d'abattre un palmier. Quelque 300 000 arbres doivent être replantés. Et un écomusée doit ouvrir ses portes. Mais sera-ce suffisant?
 
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Le SIBE de la palmeraie fait partie de la palmeraie de Marrakech qui constitue une aire phœnicole marginale dans la pleine du Haouz et qui s’étend, avec ses 100.000 pieds, sur environ 15.000 ha.

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