| Ressources du marais |
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La palmeraie de Marrakech est composée de 44 douars et compte environ 38 000 habitants. Le Sibe de la palmeraie s’étend sur une superficie de 250 ha et est classé comme site d’intérêt biologique et écologique de priorité 1. Ce Sibe existe au sein de la palmeraie et comprend les dernières zones marécageuses, relativement dispersées au sein des périmètres agricoles tout le long du Tensift dans la plaine de Haouz. Il est situé à proximité de l’agglomération de Marrakech et compte deux douars à sa périphérie. Les principales activités économiques de la zone concernent la récolte de dattes, l’élevage, l’agriculture, la collecte de bois et l’artisanat (vannerie et sparterie). Description de la biodiversité au niveau du site L’écosystème du SIBE de la palmeraie de Marrakech est composé de marais. Il s’agit d’un milieu unique et particulièrement sauvage sur une surface très réduite qui dispose d’une importante végétation de marais (environ 25 espèces) et d’un cortège faunistique très remarquable. On y retrouve 19 espèces de mammifères dont trois espèces endémiques ou rares ou menacées (Musaraigne musette, Genette et Mangouste ichneumon), 64 espèces d’oiseaux, 28 espèces de reptiles. La palmeraie, quant à elle, englobe plusieurs variétés de palmiers dattiers. Description des problèmes environnementaux existants au niveau du site Les principaux problèmes qui affectent la biodiversité du SIBE de la palmeraie sont : Bien qu’il n’existe pas à l’heure actuelle d’études permettant d’évaluer l’état de dégradation du Sibe de la palmeraie, il est possible de constater que ce SIBE est actuellement très menacé. Les ressources végétales du Sibe sont dégradées. Les causes de cette dégradation sont les prélèvements excessifs du bois de feu par la population des deux douars existant à la périphérie du Sibe, le surpâturage (le Sibe accueille environ 50 usagers de parcours pour plus de 1000 têtes) et l’extension des activités agricoles au détriment du milieu naturel. Les marais sont menacés par l’assèchement et la pollution. Les causes de ces problèmes sont respectivement le développement de l’agriculture irriguée (les cultures irriguées concernent plus de 300 hectares) et le déversement des déchets solides et liquides de Marrakech au niveau du Sibe. La pollution et l’assèchement des marais ont une incidence sur la faune (notamment sur l’avifaune du fait que ce site constitue le lieu de repos et de reproduction de plusieurs espèces d’oiseaux) et la flore de ce Sibe. L’écosystème du Sibe de la palmeraie subit donc des pressions anthropiques constantes et est menacé de dégradation si aucune action n’est entreprise pour le sauvegarder. Les principaux problèmes qui affectent la biodiversité au niveau de la palmeraie Le principal problème rencontré au niveau de la palmeraie concerne la dégradation du palmier dattier. Les causes de cette dégradation sont :
Parmi les causes transversales de l’ensemble des problèmes rencontrés aussi bien au niveau du Sibe que de la palmeraie, on note l’existence de lacunes et d’ambiguïté juridiques (les textes sont inadaptés et/ou non appliqués) qui empêchent d’intervenir et le manque d’actions initiées par les acteurs locaux pour la sauvegarde de ce site. Ce manque d’actions est lui même du à une faible connaissance de l’importance environnementale de la palmeraie et du Sibe par les acteurs locaux, à une faible connaissance de son état de dégradation, et à l’inexistence d’actions d’information de plaidoyer qui pourraient les sensibiliser et les encourager à réaliser des actions de conservation. Les problèmes de dégradation du Sibe et de la palmeraie sont également accentués par l’absence d’activités génératrices de revenus alternatives. Les revenus de la population locale proviennent uniquement du secteur agricole (vente des dattes) et de l’artisanat (qui ne génère pas suffisamment de revenus). Bien que le site d’intervention accueille plusieurs complexes touristiques, la population locale ne tire pas profit des activités touristiques qui se développent au niveau de la zone. De plus, les opérateurs privés ne disposent pas de suffisamment d’éléments leur permettant de proposer un produit touristique susceptible de contribuer à la préservation des richesses de la palmeraie. Il convient également de préciser que la majorité des femmes de la zone sont analphabètes et ne bénéficient d’aucune formation professionnelle. Elles sont demandeuses de cours d’alphabétisation et de formation qualifiante leur permettant d’apprendre des métiers. |
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