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Menace Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

La Palmeraie est un site privilégié pour l’extension urbaine de Marrakech. Etant donné la proximité des autres terrains agricoles de la périphérie de la ville, les autorités locales ont décidé d’ouvrir des terrains à l’urbanisation. De plus cette urbanisation apparaît à leurs yeux, comme un moyen de protéger le palmier. 

La Palmeraie représente un potentiel foncier considérable et possède une image forte valorisable d’un point de vue touristique. C’est aussi un lieu apprécié par certains artisans qui dispose de la matière première tout en restant proche de la ville.

Les atouts de ce site, replacés dans le contexte de développement urbain et touristique décidé par les autorités locales, font de la palmeraie un espace où s’exercent de nombreuses pressions.

Une croissance démographique associée à une politique de restructuration des douars provoque une extension de l’espace urbain notamment extra muros. Mais la pression touristique, encouragée par l’Etat et très consommatrice d’espace reste la principale menace pour l’intégrité du site.

L’évolution du paysage de la palmeraie semble inévitable. La faible fréquentation de ce site par la population locale n’incite pas à y porter un intérêt particulier.

Afin de cadrer le développement urbain parfois anarchique de Marrakech, les pouvoirs publics ont mis en place un Schéma Directeur d’Aménagement Urbain de Marrakech relayé par un Plan d’Aménagement Communal. Les orientations du SDAU tendent à limiter la création de quartiers spécialisés et préconisent une urbanisation diffuse, respectueuse des caractéristiques du site.

Les objectifs économiques obligent souvent à des concessions défavorables à l’objectif de protection de l’environnement. Les principes d’urbanismes (intégration paysagère, architecturale, urbanisation diffuse horizontale)  peuvent donner lieu à des adaptations parfois importantes. En pratique, le choix politique de livrer la Palmeraie aux investisseurs privés dans l’objectif de protéger le site est discutable.

 Le patrimoine paysager n’est pas reconnu (unité du site) de même que le petit patrimoine (Khetarra, murs en pisé…).

 Le paysage sera amené dans tous les cas à évoluer d’un statut agricole à un statut périrurbain. En l’état actuel et malgré la création d’une zone de non edificandi au sein de la palmeraie, il semble difficile de contenir durablement l’urbanisation et de préserver la nature et l’image même de la palmeraie.

Il est à craindre que les besoins fonciers et les enjeux économiques qui découlent de la commercialisation de ces parcelles prennent le dessus sur l’intérêt écologique et paysager, ce qui est compréhensible étant donné les priorités actuelles de développement.

 
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