Menu Content/Inhalt
Appel à la sauvegarde du Marais 'Oulja' de Marrakech, un patrimoine en péril Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Les participants à l'atelier de la restitution lancent un appel à la sauvegarde de la Palmeraie de Marrakech.

Communiqué
Appel à la sauvegarde du Marais ''Oulja''de la palmeraie
 de Marrakech, un patrimoine en péril
    Dans le cadre de son projet «Sauvegarde de la Palmeraie de Marrakech» appuyé par le programme des Microfinancements du Fonds de l'Environnement Mondial (PNUD), l'association Amal Ciruit de la Palmeraie de Marrakech a organisé un atelier le Dimanche 25 Décembre 2005, pour la présentation de «L'Etude participative sur les problèmes prioritaires de la dégradation du Marais ''Oulja'' de la palmeraie et des solutions à mettre en place», réalisée par l'Association des Amis du Muséum d'Histoire Naturelle de Marrakech (AAMHNM),et la participation des universitaires,de cadres associatifs, de la population locale,de représentants des administrations concernées.
    L'Oulja ou Marais de la Palmeraie de Marrrakech est un Site d'Intérêt Biologique et Ecologique(SIBE), retenu dans le cadre de la stratégie nationale des aires protégées comme site renférmant une valeur patrimoniale à protéger.C'est un site de 250 ha, dissimulé au sein de la Palmeraie, dans une portion comprise entre les deux axes routiers vers Safi et vers Casablanca. L'Oulja de la palmerais est la dérnière zone humide de la région aride de Marrakech, limitée au nord par l'Oued Tensift et entouré au sud par la Palmeraie.
    L'étude menée sur le Maraie de la Palmeraie a mis en évidence la diversité des habitats humides dans cette aire protégée. Quelques 120 espèces de plantes différentes ont été recensées.La faune est également trés riche avec notamment 4 espèces d'Amphibiens, 16 espèces des réptiles, 44 espèces d'oiseaux( dont plusieurs espèces limicoles aquatiques et hivernantes migratrices). l4espèce la plus caractéristique est la Cigogne,avec notamment quelques 150 nids dénombrés. Quand aux Mammiféres, groupe le plus sensible, l'étude atteste la présence de 13 espèces dont notamment la mangouste et le sanglier. Le Marie de la Palmeraie connaît actuellement un équilibre trés fragile. L apopulation du SIBE asu profiter des ressources du site en produisant des articles d'artisanats avec des feuilles de palmiers et le jonc(Smar) pour confectionner des nattes et des sacs. L'agriculture et le pâturage sont également pratiqués.
    Malheuresemnt, ce patrimoine est actuellemnt en péril et fait face à de nombreux problèmes d'ordre socio-économique et écologique. Malgré la sécheresse et l'irrégularité de la mise en eau du Marais par les crues de l'Oued Tensift, le site a profité ses dernières années de l'épandage d'une partie des eaux usées de la ville de Marrakech, et les habitats duSIBE ont été régulièrement alimentés en eau, garantissant ainsi à la faune et la flore des conditions minimales de survie et d'épanuissement.
    Actuellement, le SIBE de la Mrais de la Palmeraie encours des menaces qui le mettent en péril et hypothéquent à jamais son exsistence.
1-Le projet de détournement de l'ensemble des eaux usées de la ville de Marrakech vers la nouvelle station de traitement en aval du SIBE, va priver le Marais de Marrakech de l'actuelle et unique source d'alimentation régulière en eau.
2-L'urbanisation galopante et l'extension de la ville de Marrakech vers le nord et dans l'espace de la Palmeraie, outre la réduction de l'aire du palmier, engendre de graves pressions sur le SIBE par le rejet de gravats et de détritus, et le prélèvement de matériaux (terre, sable,..).
3-Les infrastructures autoroutières prévoient de passer sur une bonne partie du SIBE et de sa zone limitrophe, ce qui constitue une menace sérieuse de disparition du SIBE et de dérangement pour la faune.
4-La sécheresse et la faible mise en eau du Marais ses dernières années, encouragent les riverains au défrichement et à la mise en culture de grandes surfaces au dépens de la végétation et des habitats naturelles.
    Devant ce constat actuel de ce SIBE de la palmeraie de Marrakech, les participants à l'atelier s'accordent sur l'urgence de la mise en place des solutions suivantes:
a-La régularité de la mise en eau du SIBE par le reconsidération du détournement de la totalité des eaux usées de la ville vers la station de traitement. Un émissaire des eaux usées de la ville doit être traité et lâché dans le Marais de la palmeraie pour garantir sa mise en eau et maintenir sa biodiversité.
b-La reconsidération du tracé des infrastructures autoroutières, afin d'éviter le territoir du SIBE du Marais de la Palmeraie.
c-L aprise en compte et l'intégration du SIBE du Marais de la Palmeraie dans les orientations fondamentales du Schéma Directeur d'Aménagement et d'Urbanisme (SDAU), de la ville de Marrakech , qui est en cours de préparation. Le SIBE et sa sauvegarde doivent constituer un élément de valorisation des espaces naturels dans la ville de Marrakech et ses environs.
d-L'intervention rapide pour l'entretien du SIBE et les gravats et détritus qui le jonchent.
    Enfin, les participants concluent sur la gravité de la situation dans le SIBE de la Palmeraie et la nécessité d'une intervention rapide. La Palmeraie de Marrakech aperdu de beaucoup de son cadre naturel, de sa superficie(16000ha à l'origine), et de sa valeur patrimoniale, culturelle et paysagère pour la ville de Marrakech. Le SIBE du Maris constitue le dernier refuge pour la biodiversité naturelle, il est à ce titre un atout pour le développement touristique et humain de la région. Les participants lancent un appel urgent au Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification, au Ministère de l'aménagement du térritoire, de l'eau et de l'environnement, à la wilaya et au Conseil de la ville de Marrakech d'intervenir d'urgence et de prendre les dispositions nécessaires pour la sauvegarde, la préservation et la valorisation touristique du Marais de la Palmeraie. L'appel est lancé également à tous les acteurs institutionnels et à la société civile pour adhérer à cet effort de la préservation du dernier site humide des environs de Marrakech, compte tenu de sa valeur patrimoniale pour nos générations futures.


                                                                      Fait à Marrakech, le 25 Décembre 2005
 
< Précédent   Suivant >

Newsflash

عواقب مشروع توسيع كولف بلاص على مجرى واد تانسيفت و القنطرة التاريخية للمرابطين و التدابير المتخذة من طرف وكالة الأحواض المائية

 

 

 

Lire la suite...
 
designed by www.madeyourweb.com